Présentation

Tout homme est tiraillé entre deux besoins;
le besoin de la pirogue, c’est-à-dire du voyage de l’arrachement à soi-même et le besoin de l’arbre c’est-à-dire de l’enracinement, de l’identité; et les hommes errent constamment entre ces 2 besoins en cédant tantôt à l’un, tantôt à l’autre;
jusqu’au jour où ils comprennent que c’est avec l’arbre qu’on fabrique la pirogue.– Mythe mélanésien de l’île de Vanuatu
Sébastien Joly
Photographe Français
Là où Tout à Commencé
De Berlin à Paris, de la Polynésie à la Slovénie puis la Toscane, j’ai accumulé des kilomètres, des rencontres et des images.
Avant de raconter mes propres histoires en images, j’ai appris à révéler celles des autres.
J’ai découvert la photographie à Berlin, à l’époque de la chute du Mur, avant de poursuivre mon apprentissage dans la chambre noire du laboratoire professionnel Pictorial Service à Paris, auprès de Daniel Mordac, le tireur d’Henri Cartier-Bresson. J’y ai eu le privilège de réaliser les tirages argentiques du maître, ainsi que ceux de Peter Lindbergh et d’autres photographes d’exception.

Avant de partir pour effectuer mon service militaire à Tahiti,
Henri Cartier-Bresson m’a laissé ce petit mot plein d’humour.
Je le conserve depuis, comme le souvenir d’une période fondatrice de mon parcours
La Pirogue
Puis il y a eu la vidéo, les océans, les routes sinueuses, l’Afghanistan.
Ne plus Voyager Seul
Mana, mon fidèle compagnon, trouve toujours le moyen de se faufiler dans mon cadre. Et si vous ne le voyez pas… c’est qu’il s’attarde au pied d’un olivier pour y goûter le fruit du pays qu’il adore.
L’Arbre
Pendant longtemps, j’ai cherché à capter le réel, tel qu’il se présentait.
Aujourd’hui, je ressens le besoin de ralentir. De construire autrement. Une photographie plus posée. Plus personnelle. Qui s’étend parfois au-delà de l’image.












